René Jacobs et ses Bâlois ouvrent un cycle consacré aux six grandes Messes que Joseph Haydn composa en 1796 et 1802, les faisant précéder par cette Missa Cellensis qu’une confusion attribua à la célébration de Sainte Cécile, opus illustré jadis par une superbe gravure d’Eugen Jochum qui n’a guère vieilli (Stader, Höffgen, Richard Holm, Greindl, excusez du peu !).
L’œuvre tenait sur deux microsillons : la plus longue Messe de Haydn, dédiée à la Vierge Marie, et pensée pour résonner dans la basilique Mariazell, centre du grand pèlerinage marial styrien, était donc pour René Jacobs le prélude nécessaire à l’enregistrement des six ultimes chefs-d’œuvre.
Ses solistes modestes font mouche plus d’une fois – écoutez seulement le duo du ténor et du baryton dans l’Et resurrexit tertia die du Credo – même si Mari Eriksmoen ne fera oublier ni Maria Stader ni surtout Lucia Popp (dans l’enregistrement de Rafael Kubelik à Ottobeuren, Orfeo), mais ce sera d’abord le théâtre sacré qu’anime René Jacobs qui fera tout le prix de cette version historiquement informée.
LE DISQUE DU JOUR
Joseph Haydn (1732-1809)
Missa en ut majeur, Hob. XXII:5 (Cellensis in Honorem Beatissimae Virginis Mariae)
Mari Eriksmoen, soprano
Kristina Hammarström, mezzo-soprano
Mark Milhofer, ténor
Christian Senn, baryton
Zürcher Sing-Akademie
Kammerorchester Basel
René Jacobs, direction
Un album du label Alpha Classics 1172
Acheter l’album sur le site du label Alpha Classics ou sur Amazon.fr ― Télécharger ou écouter l’album en haute-définition sur Qobuz.com
Photo à la une : le chef d’orchestre René Jacobs –
Photo : © Philippe Matsas