Les trois Sonates pour viole de gambe et clavecin – le violoncelle, piccolo ou pas, se les ait accaparées avant que l’instrument de Marin Marais ne les retrouve – sont des merveilles où la danse le dispute au cantabile.
Elles sont parmi les plus françaises des œuvres de Bach, ce que souligne la lecture si vive de Teodoro Baù et d’Andrea Buccarella, leur giocoso ailé que les instruments magnifient à force de couleurs – une superbe copie d’une grande caisse de Jakob Stainer réalisée par Sergio Gistri, et l’incontournable Restelli d’après le Christian Vater du Musée de Nuremberg – éclate au long d’un disque solaire qui s’ajoute aux réussites déjà historiques de Jordi Savall et de Ton Koopman, de Wieland Kuijken et de Gustav Leonhardt.
Les deux amis y ajoutent une transposition de la Sonate pour flûte et clavecin BWV 1030, aiguillés par la découverte d’une partie de clavecin abaissée de si mineur à sol mineur. Qui pouvait bien faire le dessus, un hautbois ? À l’octave inférieure, la viole de gambe se glisse sans un faux pli dans le cantabile effusif, ajoutant une quatrième perle à ce diadème.
LE DISQUE DU JOUR
Johann Sebastian Bach (1685-1750)
Sonate pour viole de gambe et clavecin en ré majeur,
BWV 1028
Sonate pour viole de gambe et clavecin en sol mineur,
BWV 1029
Sonate pour viole de gambe et clavecin en sol majeur,
BWV 1027
Sonate pour viole de gambe et clavecin en sol mineur, BWV 1030b (version pour viole de gambe et clavecin : Baù & Buccarella)
Teodoro Baù, viole de gambe
Andrea Buccarella, clavecin
Un album du label Arcana A 586
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Photo à la une : le gambiste Teodoro Baù et le claveciniste Andrea Buccarella – Photo : © DR