Le Quintette « Américain » (Op. 97, en mi bémol majeur) a bien de la chance au disque, hier les Škampa avec Krzysztof Chorzelski en chantaient les thèmes avec une sorte d’entrain populaire, alors que les Pavel Haas et Pavel Nikl Continuer la lecture de Bohème d’Amérique et d’ailleurs
Archives de catégorie : Discophilia. Les chroniques de Jean-Charles Hoffelé
Jean-Charles Hoffelé nous raconte ses écoutes, ses coups de coeur, ses déambulations dans la grande histoire de l’enregistrement du disque classique
Concerto de chanteuse
Je ne sais quelle tendre connivence me rapproche des nostalgies du Concerto de Scriabine depuis que je l’ai découvert sous les doigts de Vladimir Ashkenazy Continuer la lecture de Concerto de chanteuse
Bravoure
1966 : Rudolf Noureev dévoile sur la scène du Staatsoper de Vienne sa relecture de la brillantissime chorégraphie dont Marius Petipa avait habillé le ballet espagnol de Ludwig Minkus, Don Quichotte Continuer la lecture de Bravoure
Le chant doré
C’était fatal, avec son ténor de miel où les mots sucrent les lèvres, Daniel Behle ne pouvait qu’ébrouer son superbe instrument dans le répertoire de pur charme de l’opérette allemande, Vienne, Berlin, et même, à la marge du genre Budapest – le « Magische Töne » de La Reine de Saba de Goldmark, fait sur un souffle d’irréel.
On l’imaginait versant côté Wunderlich, mais non, si ce disque devait avoir un modèle, s’il voulait célébrer une étoile absolue de ce répertoire, ce serait Joseph Schmidt, car à côté des Lehár enjôleurs ou sensuels jusqu’au sirop, après l’air fameux de Lyonnel de Martha, paraît Chapelou et son « Air du postillon », dont il faut assumer les aigus terribles, ce qu’il fait avec une sorte de désinvolture et la colonne de son ne contraint en rien l’exploit.
Qui réussit cela avant lui à ce degré d’aisance ? Schmidt puis évidement Gedda – qui mettait un peu de Mirror dessus – sinon Roswaenge dont le soleil était un peu « envoyé » (mais superbe).
Alors j’écoute tout ce disque qui veut nous faire remonter, comme le souligne la couverture de l’album, jusqu’au temps du phonographe, le sourire aux lèvres, avant qu’il ne verse un rien trop « leicht », chez Stolz (« Ob blond, ob braun » bien entendu, assumé avec panache, il est clair que Behle s’y régale), May et Neubach, et même le Chianti Lied de Winkler !, un peu trop pour moi, j’aurais préféré des Strauss … le plus réussi de la séquence reste pourtant une page de Behle lui-même où il célèbre sa bonne ville de Köln.
LE DISQUE DU JOUR
Airs de Adolphe Adam,
Daniel Behle, François-Adrien Boïeldieu, Friedrich von Flotow, Karl Goldmark,
Franz Lehár, Fritz Löhner-Beda, Albert Lortzing,
Hans May, Otto Nicolai, Robert Stolz, Gerhard Winkler
Daniel Behle, ténor
WDR Rundfunkchor Köln
WDR Funkhausorchester Köln
Helmuth Froschauer, direction
Un album du label Capriccio C5317
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Photo à la une : © Julian Laidig
Ceci n’est pas un disque de bis
Il ne faut pas s’y tromper, le récital de Vilde Frang n’est pas un portait de l’artiste en virtuose qui assemblerait ici les quelques bis venant dorer les au-revoir avec le public d’un concert imaginaire. Non, c’est une suite de portraits de violonistes Continuer la lecture de Ceci n’est pas un disque de bis
