Nouveau volume de l’intégrale intégralissime de tout ce que Mozart aura écrit pour le violon et le piano, et inversement ; c’est bien d’ailleurs ce qui fait le sel de cette entreprise Continuer la lecture de De la tendresse
Archives de catégorie : Discophilia. Les chroniques de Jean-Charles Hoffelé
Jean-Charles Hoffelé nous raconte ses écoutes, ses coups de coeur, ses déambulations dans la grande histoire de l’enregistrement du disque classique
Les sérénades magiques
Une tentation guette les chefs-d’orchestre qui abordent les Sérénades de Brahms : les transformer en symphonie. Du moins la première, André Vandernoot ayant donné l’exemple avec son bouillonnant (et jamais réédité) enregistrement pour EMI. Claudio Abbado et Riccardo Chailly y mettront du moins des paysages, la présence entêtante de la Nature, mais l’ampleur de leurs discours regardait vers le grand œuvre. Continuer la lecture de Les sérénades magiques
Une beethovénienne
La grande affaire de Muriel Chemin fut, est, et sera Beethoven. Une intégrale des Sonates, restée en suspens chez FY, montrait quelle compréhension innée elle possédait de la grammaire, du style, du verbe beethovéniens. Rien ne s’en est perdu malgré les années, comme le démontrent aujourd’hui ces Diabelli pensées, tenues, architecturées, dédaignant l’humeur pour mieux montrer le génie de la forme. Continuer la lecture de Une beethovénienne
Poèmes descriptifs
Henry Kimball Hadley, fêté de son vivant comme l’un des maîtres de la musique américaine, a sombré, corps et œuvre, dans un oubli total que vint à peine troublé voici dix ans un disque Continuer la lecture de Poèmes descriptifs
L’oublié
Erik Then-Bergh (1916-1982), cela vous dit quelque chose ? Jeune homme, entêté à apprendre de nouvelles œuvres, je découvrais ce pianiste allemand en même temps que le Concerto de Reger qu’il avait gravé pour Electrola sous la baguette de Hans Rosbaud. L’autorité rageuse de son jeu, l’ampleur des tempêtes polyphoniques qu’il y produisait me laissèrent sans voix. Mais las !, impossible d’en savoir plus, ses autres albums étaient introuvables, jusqu’à ce que je déniche chez un disquaire de Prague un fulgurant Premier Concerto de Brahms avec Karel Ancerl. Quel son, quelle autorité.
Avec cela une densité de réflexion, un art de la construction qui le plaçait au centre des préoccupations esthétiques Continuer la lecture de L’oublié