Depuis La finta pazza de Francesco Sacrati (1641), les scènes de folie sont devenues les obligées de tout opéra vénitien, ce topos connaîtra son apogée avec la « fureur » de l’Orlando vivaldien Continuer la lecture de Amour et Folie
Mythique
Impossible de ne pas s’en apercevoir. Kurt Sanderling et Peter Rösel, entrant dans la Christuskirche en 1978 pour enregistrer le Troisième Concerto, prélude à ce qui allait devenir une intégrale de l’œuvre pour piano et orchestre de l’auteur des Cloches, avaient dans l’oreille l’enregistrement du compositeur, mêmes tempos, mêmes phrasés Continuer la lecture de Mythique
La Sonate « recomposée »
Dans le quatrième volume de son intégrale des Sonates pour clavier de Mozart déjà fêtée sur Discophilia (voir ici ma chronique sur les trois premiers volets), Jean Muller place au centre la Sonate en fa majeur et son Andante si singulier. Continuer la lecture de La Sonate « recomposée »
Audace
Debussy jouait son piano sans marteau, Konstantin Emelyanov ne suit pas son exemple : des marteaux, son piano en regorge sans qu’ils saturent le grand cadre de son Yamaha auquel il reste fidèle depuis son premier album Continuer la lecture de Audace
Crépuscule
Un tombeau pour Beethoven, la Fantaisie de Schumann ? Fabrizio Chiovetta se garde bien d’édifier le monument, faisant d’une des plus saillantes architectures coulées de la plume de l’auteur du Carnaval trois épisodes d’abord lyriques.
Les sfumatos, le ton désolé du Langsam getragen est d’une puissance poétique certaine (et l’Arabeske prise dolce, uniment rêveuse, semble en couler), l’intrada phrasée dans l’émotion aura rarement été entendue aussi fluide, dispersée dans un camaïeu de couleurs irréelles. Reste que le second volet, qui n’est pas le plus glorieux de ce que Schumann a écrit pour son piano, pris prudemment pour éviter peut-être les terribles sauts de la coda, pêche, tant à l’encontre de ce que le pianiste entend du génie de Schumann, et que ses Kinderszenen désarmantes de poésie élégiaque, emplies de petits détails savoureux et d’un planisme tout ivoire – je pense l’entendant à Clara Haskil – illustrent au mieux, sommet de ce disque aux teintes de crépuscule où le poète parle.
LE DISQUE DU JOUR
Robert Schumann
(1810-1856)
Fantaisie en ut majeur, Op. 17
Arabeske, Op. 18
Kinderszenen (Scènes denfants), Op. 15
Album für die Jugend, Op. 68 (extrait : No. 30. Sehr langsam)
Fabrizio Chiovetta, piano
Un album du label Aparté AP305
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Photo à la une : le pianiste Fabrizio Chiovetta – Photo : © DR