Pierre Hantaï délaisse son clavecin mais persiste chez Bach : le voici embrassant quatre cantates solaires, festives, se régalant de leur lumière, entourant avec amour ses solistes – les petits concerts qui Continuer la lecture de La fête au temple
Nouvelles lignes claires
Julien Libeer revient à ce jardin secret que lui est Ravel probablement depuis l’enfance, je ne peux que le croire en l’entendant jouer la Sonatine avec tant de tendresse jusque dans le plus trouble. Continuer la lecture de Nouvelles lignes claires
Les âmes perdues
Dès l’introduction, Sir Simon Rattle pose le décor, ou plutôt ne le pose pas. Le Prélude est comme un précipité d’angoisse : on croit voir Janáček au chevet de sa fille mourante, l’enfant de Jenůfa sera son double de papier et de notes Continuer la lecture de Les âmes perdues
Son Ravel
Ondine s’éploie dans des eaux profondes, elle est bien cette créature de la nuit un peu Lorelei dont le rire se diffracte sur le clavier. C’est tout ce que Philippe Guilhon-Herbert donnera de Gaspard de la nuit Continuer la lecture de Son Ravel
Les Sonates du crépuscule
Clarinette ou alto ? Paul Zientara ne semble pas jouer d’un archet, il chante, avec dans le timbre de son alto des inflexions sensibles qui sont les mots même que Brahms mit derrière chaque mesure de ses œuvres ultimes. Continuer la lecture de Les Sonates du crépuscule