Sir Eugene Goossens, symphoniste visionnaire, fut un des interprètes historiques de Sir Arnold Bax au disque : dès 1928, il gravait Tintagel, puis Mediterranean, Bax lui dédia Happy Forest Continuer la lecture de Symphonies d’Albion
La soprano qui ne voulait pas
Otto Klemperer, rescapé de l’Ancien Monde, aimait ses chanteuses jeunes : pour ses Wagner, Dernesch, Silja étaient convoquées au studio, chez Mozart, pour son Così fan tutte, deux jeunes diamants parfaitement assortis, Margaret Price et Yvonne Minton, pour sa Zauberflöte, Popp (en Reine, elle sera aussi Despina) et Janowitz, et dans les utilités, Schwarzkopf en Première Dame mais surtout Christa Ludwig en Seconde. Continuer la lecture de La soprano qui ne voulait pas
Les madrigaux du cœur
Rien dans le catalogue de Bohuslav Martinů n’est secondaire, ni indifférent d’ailleurs. Il mit son génie simple, sa langue si impertinente, son geste où la fantaisie en un instant verse Continuer la lecture de Les madrigaux du cœur
Le monde flottant
Voici six ans, Hazan publiait la parfaite monographie que Matthi Forrer avait consacré à Hokusai en l’assortissant d’une iconographie somptueuse. L’historien d’art y reprenait à grands traits la biographie croisée du maître japonais et d’Edmond de Goncourt Continuer la lecture de Le monde flottant
Lune de sang
Enregistrer Salomé aujourd’hui paraît vain après tant de versions devenues légendaires, avec depuis Ljuba Welitsch (pour ne pas remonter plus amont de l’époque moderne) tant d’incarnations majeures. Pourtant, il aurait été dommage que cette Salomé donnée à l’Alte Oper Frankfurt le 10 septembre 2016 Continuer la lecture de Lune de sang