Premier violoncelle de l’Academy of St. Martin-in-the-Fiels durant dix années, Lionel Handy est une personnalité agissante du tout Londres musical.
Dévolu à la cause de la musique anglaise Continuer la lecture de Concertos rares
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Je me souviens du premier instant où j’entendis le violon de Lola Bobesco : un disque EMI de Concertos de Vivaldi dirigé par Angelo Ephrikian. Ce jeu brillant, cet Continuer la lecture de La Bobesco
Christian Ferras est passé à la postérité discographique par la poignée de concertos qu’il enregistra en 1964 avec Herbert von Karajan sous étiquette Deutsche Grammophon, ensemble magnifique, immaculé qui pourtant ne rend pas pleinement justice à son art. Continuer la lecture de L’archet d’Apollon
Prenant ses fonctions de directeur musical des Bamberger Symphoniker, Jonathan Nott avait clairement annoncé sa volonté de mener à bien avec son nouvel orchestre une intégrale des Symphonies de Gustav Mahler.
Heureusement, un éditeur l’aura suivi dans ce projet un rien risqué alors que tant de cycles Mahler avaient ou devaient paraître : Wladek Glowacz pour son label Tudor aura patiemment édité chaque écho du cycle de 2003 à 2010, l’orchestre retournant au studio après l’expérience du concert, si ce n’est pour la Troisième Symphonie enregistrée en concert.
A Bamberg, Jonathan Nott savait qu’il trouverait un orchestre parlant la langue naturelle du compositeur austro-morave. Initialement formé par des musiciens allemands issus de Tchécoslovaquie, les Sudètes, les Bambergeois possèdent une nature sonore proche de celle de la Philharmonie Tchèque : les timbres des bois et des vents tombent exactement dans la poésie musicale que cherche le compositeur.
Armé de cette sonorité quasiment philologique, Nott s’employa à débarrasser les Symphonies de l’expressionnisme dont elles avaient été affublées depuis le « Mahler revival » des années soixante, jouant le texte pour le texte, avec une précision fanatique. En bien des points, son intégrale peut se comparer à celle de Pierre Boulez, mais le fait d’avoir un seul orchestre unifie le discours et renforce le propos.
Impossible de détailler cette somme, si cohérente, si aboutie, l’ensemble laisse une impression de maîtrise, la hauteur du propos qui refuse toute anecdote élève le discours mahlérien jusqu’à une certaine abstraction, écoutez seulement la Neuvième Symphonie pour vous en convaincre. Fidèle aux sources originales, Jonathan Nott n’aura pas même gravé l’Adagio de la 10e Symphonie. Puisse-t-il revenir à Bamberg pour l’ajouter en coda de son parfait ensemble, avec Das Lied von der Erde.
Gustav Mahler
(1860-1911)
Symphonie No. 1, « Titan »
Symphonie No. 2,
« Résurrection »
Symphonie No. 3
Symphonie No. 4
Symphonie No. 5
Symphonie No. 6, « Tragique »
Symphonie No. 7,
« Le Chant de la Nuit »
Symphonie No. 8, « Symphonie des Mille »
Symphonie No. 9
Mojca Erdmann, Michaela Kaune, Marisol Montalvo, Anne Schwanewilms, Manuela Uhl, sopranos
Janina Baechle, Lioba Braun, Mihoko Fujimura, mezzo-sopranos
Stefan Vinke, ténor
Albert Dohmen, Michael Nagy, baryton-basses
Bamberger Symphoniker
Jonathan Nott, direction
Un coffret de 12 CD du label Tudor 1670
Acheter l’album sur le site du label Tudor, sur le site www.uvmdistribution.com, ou sur Amazon.fr
Photo à la une : © DR
La musique de l’Adagio émerge des limbes, pianissimo, à peine timbrée, puis s’élève la vaste phrase compassionnelle où le quatuor scintille de coups d’archets inégaux et de vibratos décalés ; en une page de musique, l’émotion me submerge. Qui aura enfin Continuer la lecture de Un autre monde