En 1966, Joan Sutherland trouvait enfin son ténor de belcanto. Ni John Alexander, ni Pierre Duval, ni Nicola Monti n’avaient pu vraiment tenir face à la Stupenda, puis, en 1966, Luciano Pavarotti la cueille : Beatrice di Tenda avait enfin son Orombello. Tonio, Nemorino suivront Continuer la lecture de Coda Stupenda
Archives par mot-clé : Carlo Bergonzi
Saga Verdi
L’éditeur, négligent, a omis d’indiquer les distributions des quatorze opéras captés en direct à La Fenice entre 1966 et 1977 : vous les trouverez en fin de papier. Continuer la lecture de Saga Verdi
La voix du Prince
On en rêvait un peu, de ce ténor qui aurait l’élégance vocale d’un Cesare Valletti, la pureté d’un Carlo Bergonzi, la morbidezza de timbre d’un Luciano Pavarotti. À tout cela, qui faisait déjà un songe vocal devant rester dans les limbes du sommeil Continuer la lecture de La voix du Prince
Faust perdu et retrouvé
À l’été 1958, Decca enregistrait à la Santa Cecilia de Rome le Mefistofele de Boito, capturant la Margherita de Renata Tebaldi à son absolu sommet vocal et le Diable de Cesare Siepi, modèle de style, voix svelte et musclée, timbre mordant. Et Faust ? L’intégrale, menée très artistement par Tullio Serafin, autant poète que dramaturge, paru avec Mario del Monaco, dont le débraillé, même surveillé par le maestro, faisait un sacré bémol.
Cette faute cachait un mystère dont tout Rome jasait : le Faust que voulait Tullio Serafin était Giuseppe di Stefano, artiste d’une maison adverse à laquelle il n’était pourtant pas lié pieds et poings. D’ailleurs, Serafin l’avait eu pour ce Faust. Il aura fallu attendre 1973 pour qu’enfin, Decca édite sur un microsillon devenu vite rare, tout le rôle de Faust avec le ténor de la Callas sans qu’on sache jamais pourquoi Mario del Monaco l’y aura supplanté.
Et c’est merveille de le retrouver ici, jeune homme ardent qui soigne le style et séduit sa Renata–Margherita avec un tout autre charme que le bellâtre Del Monaco. Si bien que l’album réentendu, je me dis que ces grands extraits sont peut-être le moment discographique où le chef-d’œuvre de Boito aura été approché au plus près. Ce Faust juvénile et ardent, poète et élégant, n’aura eu qu’un descendant : celui de Carlo Bergonzi. Ecoutez seulement.
LE DISQUE DU JOUR
Arrigo Boito (1842-1918)
Mefistofele – Grandes scènes
Cesare Siepi, basse (Mefistofele)
Giuseppe di Stefano, ténor (Faust)
Renata Tebaldi, soprano (Margherita)
Lucia Danieli, mezzo-soprano (Marta)
Piero de Palma, ténor (Wagner)
Orchestra e Coro dell’Academia di Santa Cecilia, Roma
Tullio Serafin, direction
Un album du label Decca 4824757 (Collection « Eloquence Australia »)
Acheter l’album sur le site de la collection Eloquence Australie ou sur Amazon.fr – Télécharger ou écouter l’album en haute-définition sur Qobuz.com
Photo à la une : © DR
L’autre visage
Pour nous qui savons de Georges Prêtre son dévouement au répertoire français, sa carrière entre Poulenc et Callas, et qui l’avons vu si souvent diriger le répertoire national Continuer la lecture de L’autre visage