Glenn Gould l’avait osé : prendre dans les opus de Brahms les Intermezzos, les jouer pour leur esthétique du transitoire, quasi comme des ellipses de musique, mais il en était resté à dix, durée du microsillon oblige.
Dmitry Sitkovetsky se souvenait d’avoir entendu, gamin, sa mère Bella Davidovich jouer les Goldberg. Mais en digne fils de son père, son instrument serait le violon. Pourtant Continuer la lecture de Goldberg à trois→
Une pleine année d’écriture, de repentirs, d’exaltations, voilà ce que coûta Das Marienleben à Paul Hindemith dont la plume si aisée noircissait habituellement le papier à musique à la vitesse d’un bolide. Le cycle de Rilke, sa poésie en quelque sorte dénudée, trouvèrent une vêture naturelle dans l’écriture décantée, une certaine mise à distance des épisodes dramatiques (qui s’entend dès la Pietà primordiale) – fruit de son évolution stylistique vers la Nouvelle Objectivité qui allait marquer toute ses œuvres des années vingt et trente. Continuer la lecture de Voyage marial→
Disparu ridiculement tôt et dans les circonstances tragiques que l’on sait, William Kapell reste le symbole du renouveau du piano américain dans cette après-guerre enthousiaste Continuer la lecture de Souvenirs d’un génie→
Commencer chez Bach. Les pianistes le veulent parfois – Gould, Levit -, les violonistes plus rarement. Yehudi Menuhin aura été le premier, inspiré par Enesco et y définissant d’emblée son art, perfection de l’archet (qui ne durera qu’un temps) Continuer la lecture de Hors du temps→
Un magazine pour les amoureux des répertoires classiques