Comme Herbert von Karajan, Leonard Bernstein fut d’abord pianiste, mais le demeura au long de sa carrière, mettant son clavier au secours des chanteurs, se produisant en musique de chambre ou en soliste, mais aussi expliquant aux gamins Continuer la lecture de Les pianos de Lenny
Archives par mot-clé : Johannes Brahms
Emotion
Le galbe de la phrase, le presque-rien de l’accent sur la note à peine retenue, une main gauche qui caresse, qui joue avec une telle tendresse la première page du Rondo en la mineur de Mozart ? Eric Lu, tout jeune pianiste américain Continuer la lecture de Emotion
D’un Schumann l’autre
Un premier album Brahms, d’un élan fantastique, d’une maîtrise pianistique impressionnante avait signé en fanfare les débuts discographiques de Gabriele Carcano Continuer la lecture de D’un Schumann l’autre
Réhabilitation
Si Jascha Spivakovsky n’avait pas gravé quelques faces de 78 tours avec son violoniste de frère Tossy au début de l’ère électrique, le disque n’aurait rien conservé de son art, et c’est si peu ! Assez tout de même pour qu’on l’oublie corps et âme Continuer la lecture de Réhabilitation
Hommage flamboyant
Sir Thomas Beecham choisissait son répertoire. Ennemi des intégrales, il herborisait chez ses compositeurs favoris plus ou moins : plus pour Delius, moins pour Brahms. Pourtant, ses nombreuses interprétations – au studio ou en concert – de la Deuxième Symphonie montraient mieux que des affinités, du génie. Aucune trace d’une autre des quatre symphonies ? Si, la Troisième à New York, avec le Symphony of the Air, pour un concert en hommage à Arturo Toscanini, le 23 janvier 1957.
Incroyable coulée de lave soulevée appassionato par un volcan qui éructe : c’est Beecham lui-même encourageant, à force d’éclats de voix et de coups de talon sur l’estrade, des musiciens qui se surpassent. Mais qui oserait faire aujourd’hui la Troisième de Brahms ainsi, y prendre de tels risques, y imposer une urgence aussi fulgurante ? Seigneur !, Sir Thomas avait mangé du lion ce jour-là, comme le prouve aussi une Marche troyenne invraisemblable où, à nouveau, il donne de la voix, galvanisant les cuivres.
Soirée de folie, vraiment très peu funèbre. L’hommage était probablement dans l’ardent modelé qui fait frémir un somptueux Dernier printemps de Grieg, prélude à l’éruption cataclysmique. Inouï, insensé, inoubliable et enfin révélé.
LE DISQUE DU JOUR
Edvard Grieg (1843-1907)
Letzter Frühling
(No. 2, extrait des « 2 Mélodies élégiaques, Op. 34 », orch. Grieg)
Johannes Brahms
(1833-1897)
Symphonie No. 3 en fa majeur, Op. 90
Hector Berlioz (1803-1869)
Marche troyenne, H. 133B
Symphony of the Air
Sir Thomas Beecham, direction
Concert à la mémoire d’Arturo Toscanini, New York, 23 janvier 1957
Un album du label St Laurent Studio YSL 765-T
Acheter l’album sur le site du label www.78experience.com
Photo à la une : Le chef d’orchestre Sir Thomas Beecham – Photo : © DR
