Clara Haskil dispensait une des plus belles sonorités de piano, une de celles qui faisaient oublier la nature percussive de l’instrument : une ondiste, qui, par une maîtrise absolue du jeu de pédale, pouvait colorer à l’’infini, jusque dans le plus secret des pianissimos Continuer la lecture de La grâce
Pour le Roi Soleil
Le vaste geste roide dont Lalande para ses Motets enthousiasma Louis XIV, qui crut bien avoir trouvé un nouveau Lully pour sa chapelle. Les trois motets réunis ici par Sébastien Daucé illustrent ses premières années versaillaises. Continuer la lecture de Pour le Roi Soleil
Motets d’opéras
Rameau n’a pas pu se réfréner : l’air de soprano qui ouvre le sublime Quam dilecta tabernacula pourrait être chanté par Clarine, les longues phrases ornementées de l’Et enim passer où le ténor volute avec la flûte sont absolument opératiques Continuer la lecture de Motets d’opéras
Fratrie
L’élan des phrases, le chant commun, l’exacte même pesée d’archet entre le violoniste et l’altiste, et ce jeu solaire jusque dans la mélancolie, quelle merveille d’émotion l’Andante de la Sinfonia concertante par les frères Pochekin ! Continuer la lecture de Fratrie
Libération
Les Moments musicaux ont de la chance ces temps ci. Luis Fernando Pérez y mettait son piano raffiné, ses sonorités longues qui lui permettaient d’arrêter le temps, de sonder l’espace harmonique Continuer la lecture de Libération