Voici déjà dix ans, Decca regroupait en un coffret toutes les gravures que Zara Nelsova avait enregistrées pour le label britannique. Le bonheur de retrouver son violoncelle éloquent, ses phrasés si assumés, la diversité de ses registres, me rappelait à quel point Continuer la lecture de Nelsova retrouvée
Le cas Marianna Martines
Nicoleta Paraschivescu rend à son nom sa graphie espagnole mais elle est plus connue sous sa vêture allemande, Marianne von Martinez – cantatrice élève de Porpora, ayant appris son clavecin sous l’œil charmé du jeune Joseph Haydn, tint à Vienne un salon de musique – qui deviendra une école de chant – où Mozart venait jouer avec elle des sonates à quatre mains. Continuer la lecture de Le cas Marianna Martines
Hymne à la tentation
Le temps du Roi Roger serait-il venu ? Après une très oubliable production à La Bastille, le Festival de Bregenz le révélait en 2009 dans toute sa splendeur sous la direction scénique inspirée de David Pountne : jusque-là, la seule mise en scène filmée de l’opéra Continuer la lecture de Hymne à la tentation
Le piano de Shakespeare
Il y a parfois des petits miracles dans l’histoire du disque. Fouillant jadis dans les archives d’EMI France, nous tombions par hasard, Rémi Jacobs et moi, sur toute une session de Mazurkas de Chopin sous les doigts d’André Tchaikowsky, demeurée inédite, oubliée, et magique tant le texte y était recrée par un compositeur. Continuer la lecture de Le piano de Shakespeare
Liszt en trio
J’ai toujours été déconcerté par le jeu droit, métrique, raide presque, mis par Wilhelm Kempff à Sposalizio dans l’enregistrement qu’il en réalisa pour la Deutsche Grammophon en 1974 : quasiment un anti lui-même. Mais dès Il Penseroso, maussade, étrangement étouffé, le grand Kempff reparaissait, qui Continuer la lecture de Liszt en trio