Le son de l’instrument même, dès le Praeludium de la Première Partita, surprendra, roide, sec, sans guère de couleurs, il en laissera certains illico sur le bord du chemin. Les autres risquent bien d’abandonner durant l’Allemande qui court la poste et ignore les charmes Continuer la lecture de Rapace
Archives par mot-clé : Glenn Gould
Portraits de Bach en jeune homme
À l’orée de son œuvre, Bach s’empara d’une forme codifiée pour y oser ses fantaisies, y enclore son imaginaire, œuvres d’atelier au sens noble du terme, où l’on peut voir l’artiste inventer sa syntaxe, son vocabulaire. Les pianistes y vinrent rarement Continuer la lecture de Portraits de Bach en jeune homme
Les deux Mondes
Glenn Gould l’osa le premier : détacher dans les cahiers de maturité et de grand âge que Brahms caressait ou rugissait du piano, ce qu’il nommait intermezzo et qui dans son esprit si féru de littérature claviéristique baroque, était comme un souvenir de Scarlatti, musique de reclus et d’autant plus fantaisiste Continuer la lecture de Les deux Mondes
Le Diable et l’Ange
Les timbres. Voyez-vous, les timbres font un pianiste. Oui, il lui faut des doigts, du panache, de la musicalité, mais sans les couleurs le piano reste en noir et blanc. Les timbres ne sont pas donnés à tout le monde, mais Nathanaël Gouin en est le jeune maître. Continuer la lecture de Le Diable et l’Ange
Ostinato
Longtemps, les Toccatas furent les mal aimées du clavecin de Bach, pire !, la méprise s’accentua lorsque Glenn Gould les cloua dans son piano en détournant les clavecinistes pour un certain temps Continuer la lecture de Ostinato