La Danse de La vida breve s’envole, et chante ! Elle conclut cet album étonnant où Marc André fait sa contrebasse si leste, vraie basse chantante d’opéra, pour laquelle il transcrit ces quinze pièces si finement accordées à sa grande caisse qu’on croit y entendre un violoncelle !
Le plus étonnant ? La justesse, mais c’est affaire de génération, la qualité des instrumentistes est parvenue à une degré tel. Comme je regrette qu’il ne se soit pas arrangé le solo « Bruder Martin » où Mahler exposa dans sa Première Symphonie les solistes des pupitres de contrebasses des orchestres d’alors.
Le récital se déguste, et abonde en surprises : la Melodia sentimental de Villa-Lobos qui danse son tango lent, le Clair de lune improbable et si bien tenté de Debussy, mais de Debussy surtout Beau soir pour entendre comment cet archet parle, mais tout en fait, et qui fait espérer que Warner lui offrira l’orchestre qu’il lui faut pour enregistrer le Concerto de Serge Koussevitzky.
LE DISQUE DU JOUR
Œuvres de Claude Debussy, Antonín Dvořák, Manuel de Falla, César Franck, Remo Giazotto, Christoph Willibald Gluck, Rolf Løvland, Ennio Morricone, Astor Piazzolla, Robert Schumann, Vladimir Soltan, Piotr Ilitch Tchaikovski, Shigeru Umebayashi, Heitor Villa-Lobos
Marc André, contrebasse
Véronique Patricia Teruel, piano
Gabriel Bianco, guitare
Un album du label Warner Classics 5026854494999
Acheter l’album sur Amazon.fr ― Télécharger ou écouter l’album en haute-définition sur Qobuz.com
Photo à la une : le contrebassiste Marc André [Marc-André Teruel] –
Photo : © Tomasz Trzebiatowski
