Lorsque Ljuba Welitsch parut en Salomé, Karajan sût qu’il tenait enfin sa princesse de Judée : une voix d’adolescente dans un corps de femme. Depuis, peu de sopranos auront pu incarner cette double identité, Karajan, chanceux derechef Continuer la lecture de Salomé boréale
Carnets italiens
Le séjour romain de Charpentier forgea la singularité de son art. Revenu à Paris, il y importa les mélismes, l’expressivité, l’ardeur qui faisaient entrer d’un coup tout le baroque ultramontain dans la musique française. Cet anti-Lully, voilà ce qu’entend illustrer Continuer la lecture de Carnets italiens
La Quatrième
« Certes, Mariss Jansons devait mourir, mais pas si tôt », voilà ce que, sotto voce, je me soupirai à moi-même après que le flamboiement de la grande passacaille, par quoi Brahms aura dit tout ce qu’il avait à dire à l’orchestre, se sera éteint. Continuer la lecture de La Quatrième
XX-XXI
Passons le Concerto de grand apparat, tout en toccatas obsessives, de Dieter Ammann, il fait son effet pour qu’on puisse mieux l’oublier, et venons-en de suite au diamant noir de ce disque.
Andreas Haefliger n’aura pas passé jusque-là pour un ravélien Continuer la lecture de XX-XXI
Les caractères de l’Amour
Quelques années avant que Colin de Blamont ne compose son opéra, Joseph Bodin de Boismortier mettait en musique les vers d’un jeune poète habile, Charles-Antoine Leclerc de La Bruère, loué par Voltaire, destinés à un grand ballet dédié au Prince de Carignan, alors directeur de l’Opéra. Continuer la lecture de Les caractères de l’Amour