Le drame posthume de Mozart : avoir écrit pour des chanteurs qui en scène n’avaient d’autre horizon que l’Italie et son nouveau chef-d’œuvre culturel, l’opéra, seria ou pas, et dans la bouche la langue ultramontaine ; puis retrouvé au XXe siècle, sacré roi absolu de la musique savante à l’égal de Bach, Haendel ou Beethoven, d’avoir eu seulement pour lui faire fête des chanteurs de langue germanique, capables même d’inventer des consonnes pour se faire « leur » italien. Continuer la lecture de Ténor Mozart
Espressivo
Rien n’est plus difficile pour un quatuor que de trouver le ton juste de ceux de Mendelssohn, ce romantisme tendre mais hanté, cette facture ailée et parfaite Continuer la lecture de Espressivo
Les Dix Sonates
On ne joue plus les Sonates « avec » violon de Beethoven comme les jouaient les grands anciens de Menuhin à Szeryng en passant par Oistrakh et Milstein, avec en tête et dans l’archet le masque d’un Beethoven face au destin. Continuer la lecture de Les Dix Sonates
Dans la cour des grands ?
Coqueluche aux États-Unis, porté par une carrière prometteuse en Europe, George Li n’est plus un débutant sinon au disque et pour son premier album, Warner l’enregistre sur le vif Continuer la lecture de Dans la cour des grands ?
Alexandre Gretchaninov, 1864-1956
Un adolescent brun au regard rêveur entre dans la classe de Sergei Taneiev au Conservatoire de Moscou à l’âge où en général on en sortait : seize ans. Il n’avait vu et touché un piano que deux ans plus tôt. Fils de marchand prospère, destiné à une vie d’écritures en crédits et débits dans la Russie que le Tsar Alexandre III Continuer la lecture de Alexandre Gretchaninov, 1864-1956