Il est des disques comme ceux-ci que je ne veux pas remiser, et sur lesquels je ne veux pas écrire dans l’instant : la concentration mais aussi le rêve que leur écoute suppose empêche d’ailleurs la glose.
Voilà bien deux mois que les opus pour violoncelle et piano de Beethoven selon Xavier Phillips et François-Frédéric Guy reviennent dans ma platine, et depuis une semaine au soleil couchant, la Sonate en la majeur résonne, ombreuse. Continuer la lecture de Saga Beethoven→
L’œuvre est fastueuse, mais le disque n’en avait donné jusque-là qu’un visage incomplet. Pionnier, Charles Mackerras avait vu le potentiel de cet « opéra-oratorio » et distribué les personnages allégoriques du poème d’Agostino Manni à de grandes voix lyriques : Troyanos, Moser, Zylis-Gara, Auger, Prey, Adam, une équipe incroyable pour une œuvre qui paraissait insensée, théâtre lyrique destiné à l’oratoire. Continuer la lecture de De l’invention de l’Opéra→
Les tiendrait-on enfin ces nouvelles lectures des deux Apothéoses de Couperin que l’on espérait depuis le geste généreux et tendre qu’y infusaient Jordi Savall et Hespèrion XX en 1985?
Il y a quelques semaines sortait chez Harmonia Mundi le nouvel opus d’Andreas Staier, consacrées aux Variations Goldberg de J. S. Bach. Extraordinaire version, sans doute l’une des plus belles versions discographiques récentes de ce corpus majeur, réalisée sur un clavecin somptueux (cf. ci-dessous, ici).