On aura tout écrit sur Arturo Benedetti Michelangeli, tout et son contraire et pas mal de lieux communs, d’ailleurs relatifs plus à sa personne qu’à son art.
Le son rayonnant, formé, tendre et pourtant précis de cette Fantaisie en ut mineur de Mozart me poursuivait depuis que je l’avais entendue un jour à la Radio sans savoir qui jouait. Lili Kraus ? Wilhelm Kempff ? Non : Rudolf Firkušný que j’associais plus volontiers avec le piano de Leoš Janáček ou les Tableaux d’une exposition de Moussorgski qu’avec les romantiques viennois. Continuer la lecture de Un classique→
Il ne faut pas trop que je cause à certains de mes amis d’Elly Ney, et encore moins du culte que je voue à son Empereur de guerre sous la baguette apollinienne de Karl Böhm. Son statut accepté sinon recherché d’égérie du régime nazi, Continuer la lecture de Maudite→
Henryk Szeryng déroule les longues phrases du Concerto de Nardini d’un archet qui semble infini. La beauté du son, le galbe de la phrase, l’art du trille coulé dans la ligne, j’avais oublié qu’il pouvait être aussi poète. Et virtuose aussi, dans les élans et Continuer la lecture de Hors du temps→
Henri Vieuxtemps passa pour la résurrection de Paganini, c’est du moins ainsi que Robert Schumann le considérait le plus sérieusement du monde. Le violoniste virtuose écrivit pour lui-même sept concertos qui peu à peu quittèrent le brio pour la poésie, et où l’orchestre se dévoile personnage à part entière. Continuer la lecture de A la conquête d’un autre archet→
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