Du piano de Tomášek, je ne connaissais jusqu’alors que les Églogues, dont les six Cahiers groupant quarante-deux pièces attendent toujours une gravure intégrale, merveilles de poésie et de fantaisie très exactement situées entre Weber et Schubert et dont Rudolf Firkušný aimait à parsemer ses récitals. Mais rien de ses sept Sonates dont Petra Matějová offre ici trois en première mondiale. Continuer la lecture de Weber de Prague
Pelléas
Tout le chant de Jacques Jansen et l’âge d’or de sa voix aura été capturé dans le fameux Pelléas et Mélisande que Désormière et son équipe ont gravé en pleine Occupation. Passé la guerre Continuer la lecture de Pelléas
L’Être suprême
The Seasons : Haydn, comme pour La Création avait pensé son oratorio en deux langues, allemand ou anglais, ses succès londoniens l’y obligeaient, l’origine britannique du poème de James Thomson l’y incitait malgré les réserves de Van Swieten qui lui rédigeait le livret en l’épuisant de ses suggestions.
C’est donc avec l’idée de retrouver les fastes de la création londonienne que Paul McCreesh enregistre cette fresque somptueuse où s’alternent l’intime et le grandiose Continuer la lecture de L’Être suprême
La courtisane amoureuse
La veine légère – même faussement légère comme ici – chez Saint-Saëns est toujours délicieuse, et cette Proserpine sur le seul papier à musique me charmait déjà. La jolie comédie italienne avec fin tragique que Saint-Saëns brossa sur la tragédie romanesque d’Auguste Vacquerie partit littéralement en fumée ; décor, costume, matériel de musique flambèrent dans l’incendie de l’Opéra-Comique. Continuer la lecture de La courtisane amoureuse
Poésie romantique
Seraient-ce les opus les plus tendres de Schumann ? Dans la sonorité boisée de sa clarinette, Patrick Messina semble répondre oui en ouvrant son disque avec le rare Trauer tiré des pièces pour les enfants qu’il adapte à son instrument Continuer la lecture de Poésie romantique