Cet album aimé réunit les œuvres d’un tout jeune homme – Mozart aura écrit tout ses concertos pour violon avant ses vingt ans – sous l’archet d’un violoniste qui n’avait pas encore atteint la trentaine. En 2005, dans l’acoustique naturelle parfaite du George Weston Recital Hall de Toronto, avec un orchestre léger mais sonore, James Ehnes enregistrait ce double album qui me revient aujourd’hui : il y présentait ses propres cadences, exemples de style et d’invention réunis. Continuer la lecture de Une idée de la perfection
L’enfant neuf
Je crois bien que je ne m’en déferai jamais. Revenant à L’Enfant et les sortilèges, c’est toujours l’enregistrement d’Ansermet que je mets dans la platine. Pourtant, Ernest Bour, Lorin Maazel, Armin Jordan, tout récemment Leonard Slatkin l’ont approché Continuer la lecture de L’enfant neuf
Premier opus en Sibélie
Ces Océanides qui commencent si loin, ferment d’un monde à venir, qui les entend et surtout les fait entendre, avec autant de justesse ? Edward Gardner. Comme tout bon élève de la Royal Music Academy, il aura appris son Sibelius dans les disques Continuer la lecture de Premier opus en Sibélie
Opus 2 et opus 1
Un premier album, paru l’an passé, intitulé Equal, m’avait tiré l’oreille. Sebastian Bohren y jouait le Concerto de Beethoven d’un archet souple, limpide, qui prenait le contre pied du « grand concerto ». Tout s’y « faisait » à plusieurs, son orchestre si réactif Continuer la lecture de Opus 2 et opus 1
L’air du large
La revoici la belle intégrale, celle qui au long des années quatre-vingt me fit redécouvrir le piano de Fauré dont m’avait dépris le pénible pensum infligé par Jean Hubeau.
Soudain, Fauré revenait de ce romantisme profond porté par une imagination romanesque Continuer la lecture de L’air du large