L’Allemagne produisit dans les années trente la première réévaluation du legs verdien, alors même que l’Italie, abandonné aux délices du symbolisme ou aux splendeurs du vérisme ne voyait plus en Verdi qu’un Dieu dont on vénérait seulement quelques idoles. Fritz Busch, Karl Böhm, Joseph Keilberth, Hans Schmidt-Isserstedt puis Ferenc Fricsay, rendirent Verdi à Verdi, mais en langue allemande, et même après l’ère nazie. Continuer la lecture de Otello du crépuscule
Archives par mot-clé : Wilhelm Furtwängler
Furioso
C’est l’intégrale toujours mise à part, peut-être à cause de ses deux orchestres si contrastés, de la monophonie, certains iront même, pervers comme ils l’osent, lui préférer le cycle de la Radio Suisse Italienne où Scherchen, conscient qu’il devait tout tenter face à l’impossible, aura incendié une formation qui veut le suivre mais ne le peut pas toujours. Continuer la lecture de Furioso
Les ombres de Schubert
Les soirées Wolf sont bien connues, souvent éditées, mais s’il faut passer sur une bizarrerie de l’édition qui groupe les lieder par auteur et fait voyager entre trois concerts et d’un pianiste (Furtwängler) l’autre (Moore), la restitution des bandes originales Continuer la lecture de Les ombres de Schubert
Furia
La 9e de Beethoven ? Furtwängler ! Ce fut longtemps ma réponse jusqu’à ce que, fouillant dans les bacs d’un disquaire de la Rue Sainte-Anne, spécialisé dans les imports japonais, je ne tombe sur toute une série de microsillons dédiés à un chef d’orchestre qui n’était qu’un nom. J’avais seize ans Continuer la lecture de Furia
Le Roi Karl
Il venait d’un autre monde, celui d’Abendroth, de Furtwängler, de Clemens Krauss, il aurait dû se vouer à Bruckner, à Brahms, à Richard Strauss, mais non, tout son être chenu mais pourtant élégant abhorrait le Romantisme. Rigueur ? Clarté. Comme ses beaux yeux le disaient assez Continuer la lecture de Le Roi Karl