Le motif obstiné qui ouvre le Premier Concerto pour violoncelle forme sa signature sonore. Marc Coppey le joue sans l’appuyer comme font tant d’autres, Lawrence Foster règle un accompagnement vif, sans à coup, subtilement ironique, qu’il transformera en épure dans le Moderato où l’archet du Français dira avec une sourde nostalgie Continuer la lecture de Cadenza
Voces intimae
Pour le Quatuor de maturité de Sibelius, les appelés furent peu nombreux, les élus moins encore. La partition résiste, elle sera ce que le compositeur aura écrit de plus intime et de plus radical avec la 4e Symphonie, et l’ouragan de La Tempête. Le Scherzo est une folie Continuer la lecture de Voces intimae
Classicisme
Il l’avait prouvé avec une intégrale des Sonates de Beethoven impeccable : Jean Muller est chez lui dans le grand répertoire classique, son Beethoven justement illustrait opus après opus cette métamorphose commencée chez Haydn Continuer la lecture de Classicisme
Sonates expressives
Étonnant Buxtehude, qui de son violon se sera inventé une voix tout aussi expressive que celle Continuer la lecture de Sonates expressives
Le Grand Hans
Decca finit par céder à l’insistance de John Culshaw, qui avait promené son équipe technique de Vienne à Berlin. Un chef « à l’ancienne » méritait d’intégrer l’équipe de l’éditeur anglais, Hans Schmidt-Isserstedt. Ce petit homme à la battue karajanesque Continuer la lecture de Le Grand Hans