Charles Silver l’aura espéré en vain : Paris ne verra pas sa Belle au bois dormant, jalousie probable des autorités des scènes de la capitale devant sa création à l’Opéra de Marseille où elle remporta un franc succès. Continuer la lecture de Le réveil d’Aurore
Archives par mot-clé : Kate Aldrich
L’autre Clémence
Wiener Hoftheaters, 1804 : on reprend La Clemenza di Tito, ultime opéra de Mozart, mais pour donner plus de piment et suivant d’ailleurs les us de l’époque, on y ajoute des airs brossés pour l’occasion par Joseph Weigl – celui pour Tito à l’Acte I est une merveille – ou Johann Simon Mayr lui-même.
Loin de paraître incongrus, ces ajouts et quelques réécritures à la marge s’intègrent autant à la trame du livret qu’à celle de l’opéra, mais tout cela ne serait qu’une découverte mineure si l’interprétation enlevée d’un geste preste par Alessandro de Marchi et son Academia Montis Regalis n’en était si brillante.
Magnifique de ligne et d’élan, le Tito de Carlo Allemano, en grande voix. De caractère inextinguible, la Vitellia de Nina Bernsteiner s’avère une sacrée découverte. Magnifique d’expressivité et de pur belcanto, le Sesto de Kate Aldrich enchante, pour ne rien écrire des autres qui forment tous une équipe de chant que la scène transporte.
Si bien que cette Clemenza inattendue, particulière, prend place dans ma discothèque auprès des versions historiques d’un ouvrage qui a souvent connu l’excellence au disque. Les quelques photos du spectacle affichées dans le livret ne font guère regretter qu’on n’en ait que le son.
LE DISQUE DU JOUR
Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
La Clemenza di Tito, K. 621
Carlo Allemano, ténor (Tito Vespesiano)
Nina Bernsteiner, soprano (Vittelia)
Kate Aldrich, mezzo-soprano (Sesto)
Ann-Beth Solvang, mezzo-soprano (Annio)
Dana Marbach, soprano (Servilia)
Marcell Bakonyi, baryton (Publio)
Chor und Orchester der Academia Montis Regalis
Alessandro de Marchi, direction
Un album de 2 CD du label CPO 777870-2
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Photo à la une : © DR
Le rêve de Meyerbeer
Je crois que le projet a fait long feu. Signant chez EMI (devenu Warner/Erato), Diana Damrau avait mis une condition à l’exclusivité : qu’elle put graver tout un récital Meyerbeer, ce qui, de mémoire de discophile Continuer la lecture de Le rêve de Meyerbeer
La Favorite enfin !
J’espérais depuis longtemps la renaissance de ce chef-d’œuvre oublié de Donizetti que vit paraitre la scène de l’Opéra de Paris le 2 décembre 1840. Quelques extraits en français dirigés par Ruhlmann en 1912, une intégrale Continuer la lecture de La Favorite enfin !